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La viticulture raisonnée
En ce moment, tout le monde prône le retour au naturel et la mode est au bio.
Nous avons choisi depuis plusieurs années déjà une solution intermédiaire. Nous ne pouvons pas nous passer des produits chimiques pour entretenir nos vignes et faire pousser la plante dans de bonnes conditions, mais nous pouvons le faire de façon sensée et raisonnée.
Ainsi nous avons plusieurs démarches :
- nous faisons analyser régulièrement nos sols pour adapter les produits en fonction des résultats.
Par exemple : nous choisirons des produits les moins riches en fer si le sol en a assez.
- Un sujet qui fâche, car on en parle beucoup à tort et à travers : les traitements.
Sur la propriété, nous ne traitons que quand c'est nécessaire. Si nous ne remarquons pas de tâches de mildiou, pour prendre cet exemple, sur les feuilles, nous ne passons pas avec le produit anti-mildiou ; ce n'est pas nécessaire !
Certes, nous réalisons ainsi des économies : nous gagnons du temps et de l'argent puisque nous n'achetons pas tous les traitements ; mais aussi nous économisons surtout la vigne qui apprend à lutter seule contre la maladie.
- pour éviter l'érosion du sol, nous avons enherbé un bonne partie de nos parcelles un rang sur deux. On desherbe ensuite au pied des ceps.
Le problème : dès la belle saison, l'herbe pousse et il faut tondre entre les rangs. Cela prend beaucoup de temps !
Le patron était pris pour un fou, car tout le monde pensait que l'humidité retenue par l'herbe allait faire pourrir les feuilles. Eh bien non ! Au contraire, les racines de la vigne s'enfoncent plus profondément dans le sol pour lutter contre l'appauvrissement en eau et la plante est plus belle.
- Nous avons essayé aussi de planter du blé et du seigle.
Oh là là ! Là encore cette démarche faisait rire, ricaner. Oui mais voilà, maintenant quand le patron sème son blé, d'autres viticulteurs en font autant !
Cette année, vous ne verrez pourtant pas de blé dans nos vignes. Le prix du blé a fait reculer nos bonnes résolutions, et nous avons aussi préférer laisser à l'agriculteur qui nous fournit habituellement tout ce dont il pouvait avoir besoin pour ses champs, vu la crise en ce moment.
Nous voulons continuer cette démarche avec Orizon et Rebelle. Voici notre défit : cultiver une partie de nos vignes avec les chevaux, pour éviter de tasser le sol. (voir les détails dans la rubrique concernant les chevaux). Là encore, l'idée fait sourire ; mais quand on se renseigne, on se rend compte que certains vitculteurs, en Champagne et ailleurs surtout, ont déjà fait ce retour à l'ancienne.
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